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Influenceur, meilleur job du monde ?

Influenceur, meilleur job du monde ?

Ils sont payés pour voyager, pour se prendre en selfie, tester des produits de luxe, goûter les meilleures cuisines et essayer des vêtements. Les « influenceurs » comme on les appelle, ont envahi nos écrans et placent leurs contenus publicitaires au milieu de leur vie quotidienne – de rêve. Une nouvelle célébrité qui fait des envieux (et des rageux).

Mais saviez-vous que ce « job idéal » que convoite la génération millenials, et qui, pour les plus néophytes, se résume plus à une téléréalité instagramée qu’à un métier de dur labeur, n’est pas si doré qu’il n’y parait ? Tour d’horizon de cette réalité, au-delà d’Instagram.


C’est quoi un influenceur ?

Nous avons tous un pouvoir de prescription, de recommandation, et des gens autour de nous qui nous écoutent. Votre entourage vous suivra sans doute pour le choix du restaurant ce week-end, car il connaît votre passion pour le brunch, quant à vous, c’est votre voisin que vous écouterez pour le choix du film ce soir, car il a un goût très sûr, et qu’il a fait des études de cinéma. D’ailleurs, il vous en parle toujours avec passion, et vous signez les yeux fermés. Et quand il vous a dit de payer votre place de cinéma plus chère, un peu plus loin de chez vous, pour avoir une meilleure place ou accès à une projection inédite, vous l’avez d’ailleurs écouté. Oui car les premières fois, il vous a convaincu. Devinez quoi : vous êtes influencés.

Et il n’existe pas que dans votre cercle proche, ce pouvoir d’influence, on le retrouve à plus large échelle. C’est cet acteur que vous adorez qui tenait ce gobelet Starbucks : placement de produit rémunéré ? Café offert ? A vous de juger… C’est aussi ce clip de votre groupe préféré : ils montent dans un avion destination une plage de rêve : qui vous dit que cet avion, cette destination, ne sont pas placés là pour vous convaincre ? Et finalement, un leader d’opinion, sur scène avec un micro, ne vous influencera-t-il pas sur votre prochain bulletin de vote ?

Influencer, c’est pousser autrui, consciemment ou non, à faire des choix qui ressemblent aux nôtres. Un influenceur, tel qu’on l’entend aujourd’hui, en a fait son métier, ou l’une de ses activités, pour être rémunéré en ce sens. Il pousse à la consommation.

C’est ainsi qu’est né le marketing d’influence.

Encore un métier 2.0 ? FAUX ! Il existe depuis la nuit des temps (on exagère à peine). La télévision ? Ça vous dit quelque chose ? La radio, vous connaissez ? Les journaux (oui, même à l’époque du papier de nos parents, grands-parents, et leurs parents aussi) ont exploité le marketing d’influence.

Contrairement à la publicité telle qu’on la définit communément, coupure pub, campagne sur papier glacée flacon de parfum à la main ou spot radio à la voix suave, le marketing d’influence est toujours plus « subtil », ou dirons-nous, plus dilué dans un discours quotidien ou une démarche artistique. Il est cette recommandation dans une interview, et par extension, aujourd’hui, cette crème que vous avez vue dans la story de Mademoiselle sur Instagram.

Ok, on a compris ce qu’est l’influence, mais on ne sait toujours pas comment on devient influenceur, et en quoi c’est métier…

Première chose : aussi loin que nous puissions remonter dans nos souvenirs, on nous a toujours appris qu’un travail mérite salaire. Le mérite, le labeur, n’a pas toujours grand-chose à voir là-dedans. C’est la loi de l’offre et la demande. Au même titre que nous pourrions nous demander qui de l’œuf ou la poule est arrivé le premier, demandons-nous qui de l’influenceur ou du marketeur a lancé ce processus de contrepartie financière.

Nous avons notre petite théorie : si l’influence fonctionne, c’est parce que cette prise de parole est au départ non calculée, hasardeuse, honnête, authentique, artistique (Instagram, il y a 10 ans, n’était qu’un réseau de belles photos). Par extension, elle est invisible aux yeux de l’audience, et c’est là que le marketeur saisit l’opportunité de placer sa marque. Si c’est gratuit, nous sommes le produit, la cible à monétiser.

Et quand l’œuf, l’influenceur, comprend qu’il a construit un univers solide qui est désiré, monétisable, exploitable, et une audience équivalente à un stade de foot ou à un prime time sur TF1, il fixe un tarif. Qui peut en vouloir à l’œuf, devenu poule aux œufs d’or, de vouloir contrôler son image et d’investir à plein temps (et plein salaire) ce qu’il a créé au départ par passion et sans arrière-pensée ?

Ce processus très schématique (on vous l’accorde) représente tout de même un grand nombre d’influenceurs qui aujourd’hui sont devenus des professionnels de la communication et du marketing par surprise.

Gagner de l’argent à faire quoi ? Parler en stories ?

La réponse est… oui. Au même titre que ce chauffeur de taxi est payé pour conduire une voiture, que le vigneron boit son vin, que vous-même, êtes peut-être payé pour prendre quelques minutes, assis derrière un ordinateur, à lire cet article. Troublant, non ? Alors non, ne réduisons pas un métier à part entière à une seule action visible et essayons d’aller plus loin.

Pour faire cette story face caméra, notre influenceur, ou plutôt notre Créateur de contenu (c’est plus crédible, non ?) en a passé des étapes.

Déjà, il a été démarché ou a démarché lui-même une marque. Réalisé ou étudié un brief, imaginé des contenus adaptés, les a soumis à la marque pour que cela s’intègre dans son plan de communication, à imaginer divers formats adaptés à son audience, sa ligne éditoriale, les objectifs de la marque (notoriété ? conversion ? Ça devient technique…). Il a réalisé un devis pour cette campagne, c’est donc une entreprise, avec un statut, qui paie taxes et impôts. Il a rendu un rapport à la marque pour justifier l’impact ou l’échec de cette campagne : l’influenceur est aussi gestionnaire.

Et quand la campagne est publiée, il se passe quoi ? Des dizaines, centaines, milliers de messages et réactions, auxquels il se doit de répondre, pour alimenter son audience, maintenir un algorithme optimal, une pression constante car son entreprise repose sur une technologie qui n’est pas maîtrisable et sur les mêmes problématiques qu’un travailleur indépendant, sans garde-fou.

Job de rêve ? Disons, job doré, mais comme toutes les cages à l’or fin, il y a l’envers du décor : cette privation de liberté (ton, création, expression ?), une vie privée toute relative, un jugement perpétuel, une insécurité constante, une course à la création et à la production. Et il faut même justifier constamment que ce travail qui occupe 7 jours sur 7 est bien un travail. Incroyable. Mais ce bureau tient souvent dans un téléphone (offert ?), et se balade, mobile, dans de beaux hôtels au soleil, certes.

N’oublions pas que cette audience, l’influenceur dont nous parlons, notre bon exemple type, il ne l’a pas volé, il l’a construite, lentement, avec assiduité, parce qu’il a été identifié par cette communauté pour ses valeurs, son identité, son univers, ses qualités, sans oublier sa bonne maîtrise de l’outil, le réseau social. Alors ce salaire que nous lui donnons, nous marketeur, annonceurs, publicitaires, communicants, artisans, indépendants, pour faire parler de nous, et par extension gager de l’argent, ne l’a-t-il pas mérité ? Car si nous lui donnons, c’est que son audience, son contenu, son identité, son art nous intéresse. Sinon, nous en ferions l’économie. L’influenceur le sait, et il maîtrise aujourd’hui cette audience et cette image comme le ferait une marque, une célébrité, un média. Sacré job, d’être à la fois à la régie, au contenu, au commercial, à la compta, au service client, le tout face caméra ou derrière l’objectif de l’appareil photo. Alors parfois, derrière un influenceur, il y a une équipe, une véritable entreprise en somme, et cette story que vous avez vu ce matin, elle aura fait travailler toute une chaine de notre secteur. Un influenceur qui a créé son compte Instagram il y a 5 ans pour parler de sa passion des petits plats ferait désormais vivre des familles ? Un écosystème tout entier s’est créé autour du marketing d’influence, et des budgets ont été déplacé. Ces publicités télévisées, elles étaient efficaces il y a 10 ans, mais aujourd’hui, où se trouvent l’audience qui nous intéresse, nos 18-35 ? Sur leur téléphone, à scroller. Un glissement de budgets annonceurs, de nouvelles opportunités selon les secteurs exploités, qui a dépouillé quelques médias, certes, mais qui aujourd’hui gagne sa crédibilité.

Qui n’a pas pensé, il y a 30 ans, qu’un journaliste profitait d’avantages ? Qui ne s’est pas dit qu’un artiste bénéficiait de gratuité car il était célèbre ? Cela empêche-t-il le travail en rédaction ou sur un plateau de tournage que nous ne voyons pas ? Cela remet-il en question le mérite d’un succès ou d’une reconnaissance professionnelle ?

L’influence, est un métier, métier des médias, de la communication, du marketing, de gestionnaire d’entreprise, et de créa (dans un monde parfait, tout ça à la fois).

Et comme tous secteurs, il y a différents niveaux, profils, typologies d’entreprises, et gammes de prix…

Comment reconnaître l’influenceur qu’il nous faut, et surtout, combien allons-nous devoir le payer ?

On a les réponses.

A suivre…

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Directrice de Coup de Push

Spécialisée en influence et réseaux sociaux depuis 10 ans (avant même Instagram !), une seule chose la passionne plus que le swipe up et les opérations d’affiliation : l’univers du voyage et son secteur du tourisme.